Venez découvrir la nouvelle : le président d'une société de production cinématographique valorisée à plusieurs milliards d'euros a été poursuivi par un casino de Macao pour 473 000 euros de dettes. Dès que la nouvelle a été diffusée, tout le web a explosé.


Il s'agit d'Yu Dong, fondateur de Bona Film Group, vice-président de la China Film Association, et propriétaire de près de 50 entreprises affiliées. Mais le 10 mars 2026, il est devenu le « débiteur » dans une plainte déposée par le casino Wynn de Macao.
La plainte provient de la Haute Cour de Hong Kong, avec une chronologie claire. Le 1er mai 2024, Yu Dong a emprunté 10 millions de dollars de Hong Kong à Wynn, avec un accord de remboursement pour le 16 du même mois. Il n’a pas remboursé. En novembre 2024, il a remboursé une partie, laissant 573 000 euros. En janvier 2026, il a émis un chèque, qui a été rejeté par la banque. Le 1er février 2026, il a remboursé à nouveau 1 million, laissant 473 000 euros, qui n’ont toujours pas été réglés. Wynn n’a pas pu attendre plus longtemps, et le 3 mars 2026, une plainte a été déposée auprès du tribunal de Hong Kong.
473 000 euros, pour un « grand nom » du cinéma comme Yu Dong, ne devraient pas être un problème. Mais la réalité est qu’il ne peut pas rembourser. Plus étrange encore, cette dette a été contractée à Macao : la dette de jeu y est légale, mais n’est pas protégée par la loi en Chine continentale.
Plusieurs sociétés de Yu Dong ont vu leurs actions gelées par la justice. En mars 2025, le Tribunal intermédiaire de Beijing a gelé 137 millions d’actions de Bona Film, représentant 48,7 % de ses actions personnelles. En octobre 2025, le Tribunal populaire du district de Toutunhe à Urumqi, Xinjiang, a également gelé presque toutes ses actions, soit 282 millions d’actions. Ces gels semblent indiquer que sa chaîne financière personnelle est déjà rompue.
Bona Film Group traverse également une période difficile. En 2022, cette société cotée en bourse en A-share a vu son cours chuter de 15,23 à 7,67 yuans par action, une baisse de plus de 40 % en un mois. Les résultats financiers sont encore plus décevants : trois années consécutives de pertes, avec un déficit total de plus de 2,6 milliards de yuans.
Yu Dong n’en est pas à sa première erreur. En 2022 et 2023, il a illégalement détourné plus de 200 millions et 260 millions de yuans de fonds non liés à l’exploitation de l’entreprise, et a déjà reçu des avertissements réglementaires. À cette époque, il était le « contrôleur réel » de la société cotée, mais il traitait l’entreprise comme une « machine à retirer de l’argent » personnelle.
Aujourd’hui, la révélation de ses dettes de jeu personnelles remet en question une problématique : la crise financière personnelle du contrôleur réel d’une société cotée pourrait-elle « entraîner » l’entreprise ? Faire payer les petits actionnaires ? La spirale de la dépendance au jeu d’un contrôleur réel entraîne une société cotée dans une tourmente encore plus profonde.
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