L’euro a connu une pression soutenue face au dollar américain au cours des premières semaines de janvier, avec la parité EUR/USD poursuivant sa chute pendant cinq sessions consécutives. La faiblesse de la devise européenne est directement liée aux données sur le chômage aux États-Unis et à la reprise de la force du dollar vert dans les marchés mondiaux. Avec l’EUR/USD en dessous de 1,1662, la faiblesse de l’euro reflète l’optimisme suscité par les chiffres du marché du travail concernant l’économie américaine.
Les chiffres du chômage soutiennent la vigueur du dollar
Le Département du Travail américain a publié des données mitigées mais rassurantes sur le marché du travail. Les demandes initiales d’allocation chômage ont atteint 208 000 pour la semaine se terminant le 3 janvier, un chiffre légèrement inférieur aux attentes (210 000), mais supérieur au précédent révisé de 199 000. Ce comportement modéré du chômage a envoyé des signaux de stabilité au marché.
La moyenne mobile sur quatre semaines des demandes initiales d’allocation chômage a montré une amélioration en tombant à 211 750 contre 219 000 la semaine précédente. Cependant, les demandes continues d’allocation chômage ont augmenté à 1,914 million contre 1,858 million, indiquant une augmentation progressive du nombre de personnes restant en programme de chômage. Cette dynamique mixte reflète un marché du travail qui, bien que résilient, montre des signes de refroidissement tentative.
Marché du travail américain : entre vigueur et refroidissement
Au-delà des chiffres du chômage, d’autres indicateurs du marché du travail ont peint un tableau complexe. Le rapport ADP sur les emplois privés a enregistré une hausse de 41 000 en décembre, en dessous des attentes (47 000) mais nettement meilleure que la baisse de 29 000 du mois précédent. Par ailleurs, le rapport JOLTS sur les offres d’emploi a montré une baisse à 7,146 millions en novembre contre 7,449 millions, en dessous des 7,6 millions anticipés.
En revanche, la productivité non agricole a connu une hausse significative, augmentant de 4,9 % au troisième trimestre contre 3,3 %, tandis que les coûts unitaires de la main-d’œuvre ont diminué de 1,9 % après une hausse d’1 % précédemment. Ces données suggèrent que le marché du travail américain reste globalement en bonne santé, mais commence à montrer des fissures qui avertissent d’un refroidissement progressif potentiel.
Le dollar en hausse et la reconfiguration des attentes
En réaction à ces chiffres, le dollar américain a continué de se renforcer, étendant ses gains pour le troisième jour consécutif. L’indice du dollar américain (DXY), qui mesure le dollar contre un panier de six principales devises, se situe autour de 98,88, atteignant ses plus hauts depuis le 10 décembre. La force relative des données économiques américaines, malgré les signaux de ralentissement, a permis au dollar de conserver son avantage compétitif.
Réserve fédérale et avenir des taux : perspectives à venir
L’horizon de la politique monétaire américaine commence à se redéfinir avec l’arrivée de nouvelles administrations à la Réserve fédérale. Le gouverneur Stephen Miran, dont le mandat se termine fin janvier, a réitéré sa position dovish durant cette période, indiquant qu’il prévoit des réductions de taux d’environ 150 points de base en 2026. Miran a également averti que la Fed prend des « risques inutiles » pour le marché du travail et a argumenté que la politique monétaire reste « matériellement au-dessus » du niveau neutre.
La prochaine publication du rapport sur les emplois non agricoles (NFP), prévue pour vendredi, constitue un événement clé. Les économistes anticipent une hausse de 60 000 emplois, après une augmentation de 64 000 le mois précédent. Ce résultat jouera probablement un rôle déterminant dans les attentes à court terme concernant les mouvements de la Réserve fédérale, surtout que les marchés intègrent actuellement environ deux autres réductions de taux d’intérêt pour l’année en cours.
L’interaction entre les données du chômage, la force du dollar et les incertitudes sur la politique de la Fed continue de définir la dynamique des marchés des devises, avec l’EUR/USD restant sous pression alors que ces dynamiques se développent.
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Le chômage aux États-Unis stimule la force du dollar et exerce une pression sur l'EUR/USD
L’euro a connu une pression soutenue face au dollar américain au cours des premières semaines de janvier, avec la parité EUR/USD poursuivant sa chute pendant cinq sessions consécutives. La faiblesse de la devise européenne est directement liée aux données sur le chômage aux États-Unis et à la reprise de la force du dollar vert dans les marchés mondiaux. Avec l’EUR/USD en dessous de 1,1662, la faiblesse de l’euro reflète l’optimisme suscité par les chiffres du marché du travail concernant l’économie américaine.
Les chiffres du chômage soutiennent la vigueur du dollar
Le Département du Travail américain a publié des données mitigées mais rassurantes sur le marché du travail. Les demandes initiales d’allocation chômage ont atteint 208 000 pour la semaine se terminant le 3 janvier, un chiffre légèrement inférieur aux attentes (210 000), mais supérieur au précédent révisé de 199 000. Ce comportement modéré du chômage a envoyé des signaux de stabilité au marché.
La moyenne mobile sur quatre semaines des demandes initiales d’allocation chômage a montré une amélioration en tombant à 211 750 contre 219 000 la semaine précédente. Cependant, les demandes continues d’allocation chômage ont augmenté à 1,914 million contre 1,858 million, indiquant une augmentation progressive du nombre de personnes restant en programme de chômage. Cette dynamique mixte reflète un marché du travail qui, bien que résilient, montre des signes de refroidissement tentative.
Marché du travail américain : entre vigueur et refroidissement
Au-delà des chiffres du chômage, d’autres indicateurs du marché du travail ont peint un tableau complexe. Le rapport ADP sur les emplois privés a enregistré une hausse de 41 000 en décembre, en dessous des attentes (47 000) mais nettement meilleure que la baisse de 29 000 du mois précédent. Par ailleurs, le rapport JOLTS sur les offres d’emploi a montré une baisse à 7,146 millions en novembre contre 7,449 millions, en dessous des 7,6 millions anticipés.
En revanche, la productivité non agricole a connu une hausse significative, augmentant de 4,9 % au troisième trimestre contre 3,3 %, tandis que les coûts unitaires de la main-d’œuvre ont diminué de 1,9 % après une hausse d’1 % précédemment. Ces données suggèrent que le marché du travail américain reste globalement en bonne santé, mais commence à montrer des fissures qui avertissent d’un refroidissement progressif potentiel.
Le dollar en hausse et la reconfiguration des attentes
En réaction à ces chiffres, le dollar américain a continué de se renforcer, étendant ses gains pour le troisième jour consécutif. L’indice du dollar américain (DXY), qui mesure le dollar contre un panier de six principales devises, se situe autour de 98,88, atteignant ses plus hauts depuis le 10 décembre. La force relative des données économiques américaines, malgré les signaux de ralentissement, a permis au dollar de conserver son avantage compétitif.
Réserve fédérale et avenir des taux : perspectives à venir
L’horizon de la politique monétaire américaine commence à se redéfinir avec l’arrivée de nouvelles administrations à la Réserve fédérale. Le gouverneur Stephen Miran, dont le mandat se termine fin janvier, a réitéré sa position dovish durant cette période, indiquant qu’il prévoit des réductions de taux d’environ 150 points de base en 2026. Miran a également averti que la Fed prend des « risques inutiles » pour le marché du travail et a argumenté que la politique monétaire reste « matériellement au-dessus » du niveau neutre.
La prochaine publication du rapport sur les emplois non agricoles (NFP), prévue pour vendredi, constitue un événement clé. Les économistes anticipent une hausse de 60 000 emplois, après une augmentation de 64 000 le mois précédent. Ce résultat jouera probablement un rôle déterminant dans les attentes à court terme concernant les mouvements de la Réserve fédérale, surtout que les marchés intègrent actuellement environ deux autres réductions de taux d’intérêt pour l’année en cours.
L’interaction entre les données du chômage, la force du dollar et les incertitudes sur la politique de la Fed continue de définir la dynamique des marchés des devises, avec l’EUR/USD restant sous pression alors que ces dynamiques se développent.