Le climat des affaires en France s’est de nouveau dégradé en février, en recul de deux points à 97, un niveau inférieur à sa moyenne de long terme. Cette baisse concerne tous les secteurs sauf la construction, où l’indicateur est resté stable. La détérioration est particulièrement préoccupante dans les services : tous les sous-indices ont reculé au cours du mois et, à 95, le climat des affaires est désormais nettement en dessous de sa moyenne de long terme. Les opinions concernant l’activité future et la demande se sont fortement affaiblies. La baisse de confiance est visible dans tous les sous-secteurs des services. De plus, les entreprises du secteur anticipent un ralentissement de l’embauche, ce qui pèse fortement sur le climat de l’emploi en France. Ce dernier a encore reculé d’un point pour atteindre son niveau le plus bas depuis mars 2021.
Dans l’industrie, le climat des affaires a également diminué, bien qu’il reste supérieur à sa moyenne de long terme. La détérioration est particulièrement marquée dans la chimie et la métallurgie, tandis que les conditions restent très favorables dans la production de biens de transport (hors automobiles). Cependant, pour l’ensemble de l’industrie, le recul des carnets de commandes et des perspectives de production constitue un signal négatif pour les mois à venir.
Ce que cela signifie pour la croissance
Globalement, le climat des affaires de février s’est dégradé plus que prévu et laisse présager un environnement économique moins résilient que ce que l’on anticipait. Malgré les premiers signes de reprise industrielle en Europe, soutenue notamment par le plan de relance allemand, l’économie française ne semble pas accélérer, la demande intérieure montrant des signes de fatigue. Malgré une inflation très faible et une baisse de la propension à épargner des ménages, la consommation peine encore à se renforcer. Les données publiées aujourd’hui suggèrent donc que la croissance du PIB au premier trimestre aurait du mal à dépasser les 0,2 % enregistrés au quatrième trimestre 2025, et un ralentissement ne peut être exclu.
Pour le reste de l’année, cependant, les perspectives restent modérément favorables, avec une croissance du PIB attendue autour de 1 %. L’industrie française devrait continuer à bénéficier du plan de relance allemand et d’une hausse des dépenses de défense. La hausse prévue des salaires réels pourrait soutenir la consommation et l’investissement des ménages, à condition que la confiance se maintienne. Les risques restent néanmoins nombreux. L’exposition extérieure importante de certains secteurs clés rend l’économie française sensible aux évolutions du commerce mondial et du taux de change de l’euro. À l’inverse, un environnement économique mondial et européen plus dynamique que prévu pourrait entraîner une reprise des carnets de commandes et soutenir la production. Sur le plan intérieur, la confiance demeure fragile : toute nouvelle détérioration pourrait rapidement compromettre les espoirs de reprise de la consommation. Pour 2027, nous anticipons une croissance de 1,1 %, mais les risques politiques et fiscaux restent élevés.
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Les espoirs de croissance en France s'affaiblissent alors que la confiance des entreprises diminue
(MENAFN- ING) Les chiffres
Le climat des affaires en France s’est de nouveau dégradé en février, en recul de deux points à 97, un niveau inférieur à sa moyenne de long terme. Cette baisse concerne tous les secteurs sauf la construction, où l’indicateur est resté stable. La détérioration est particulièrement préoccupante dans les services : tous les sous-indices ont reculé au cours du mois et, à 95, le climat des affaires est désormais nettement en dessous de sa moyenne de long terme. Les opinions concernant l’activité future et la demande se sont fortement affaiblies. La baisse de confiance est visible dans tous les sous-secteurs des services. De plus, les entreprises du secteur anticipent un ralentissement de l’embauche, ce qui pèse fortement sur le climat de l’emploi en France. Ce dernier a encore reculé d’un point pour atteindre son niveau le plus bas depuis mars 2021.
Dans l’industrie, le climat des affaires a également diminué, bien qu’il reste supérieur à sa moyenne de long terme. La détérioration est particulièrement marquée dans la chimie et la métallurgie, tandis que les conditions restent très favorables dans la production de biens de transport (hors automobiles). Cependant, pour l’ensemble de l’industrie, le recul des carnets de commandes et des perspectives de production constitue un signal négatif pour les mois à venir.
Ce que cela signifie pour la croissance
Globalement, le climat des affaires de février s’est dégradé plus que prévu et laisse présager un environnement économique moins résilient que ce que l’on anticipait. Malgré les premiers signes de reprise industrielle en Europe, soutenue notamment par le plan de relance allemand, l’économie française ne semble pas accélérer, la demande intérieure montrant des signes de fatigue. Malgré une inflation très faible et une baisse de la propension à épargner des ménages, la consommation peine encore à se renforcer. Les données publiées aujourd’hui suggèrent donc que la croissance du PIB au premier trimestre aurait du mal à dépasser les 0,2 % enregistrés au quatrième trimestre 2025, et un ralentissement ne peut être exclu.
Pour le reste de l’année, cependant, les perspectives restent modérément favorables, avec une croissance du PIB attendue autour de 1 %. L’industrie française devrait continuer à bénéficier du plan de relance allemand et d’une hausse des dépenses de défense. La hausse prévue des salaires réels pourrait soutenir la consommation et l’investissement des ménages, à condition que la confiance se maintienne. Les risques restent néanmoins nombreux. L’exposition extérieure importante de certains secteurs clés rend l’économie française sensible aux évolutions du commerce mondial et du taux de change de l’euro. À l’inverse, un environnement économique mondial et européen plus dynamique que prévu pourrait entraîner une reprise des carnets de commandes et soutenir la production. Sur le plan intérieur, la confiance demeure fragile : toute nouvelle détérioration pourrait rapidement compromettre les espoirs de reprise de la consommation. Pour 2027, nous anticipons une croissance de 1,1 %, mais les risques politiques et fiscaux restent élevés.
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