Le Japon se retire des applications de paiement chinoises en raison de préoccupations liées au blanchiment d'argent

Les détaillants à travers le Japon ont commencé à avertir leurs clients qu’ils cesseront d’accepter WeChat Pay et Alipay, les deux plus grands systèmes de paiement numérique en Chine. Si les frictions politiques contribuent à la séparation économique croissante entre les deux pays, ce changement reflète également une inquiétude accrue concernant le blanchiment d’argent.

Le média chinois Vision Times rapporte également que plusieurs supermarchés japonais ont affiché des panneaux indiquant qu’ils cesseront d’accepter les plateformes de paiement chinoises à partir du 13 février. La signalisation WeChat Pay, autrefois omniprésente, avait déjà diminué de manière notable à la fin janvier.

Les commerçants japonais avaient initialement adopté ces systèmes de paiement suite à une augmentation du tourisme chinois. En fait, en 2019, plus de 300 000 commerçants à travers le Japon s’étaient inscrits pour accepter Alipay.

Comme le souligne Vision Times, les relations entre les deux nations se sont depuis refroidies. Après que le gouvernement japonais ait mis en garde la Chine contre une action militaire à Taiwan en décembre dernier, Pékin a exhorté ses citoyens à éviter de voyager au Japon. Selon Tripla, les réservations d’hôtels en provenance de Chine ont diminué de 57 % après cette annonce.

La croisade anti-blanchiment du Japon

Il existe également un facteur plus prosaïque : le renforcement des réglementations anti-blanchiment du Japon. Les autorités craignent que des groupes criminels chinois utilisent les plateformes de paiement numérique pour acheter des biens de grande valeur au Japon en vue de leur revente, convertissant ainsi efficacement le yuan en yen ou en dollars américains.

Cette répression s’est manifestée dans plusieurs domaines. En octobre, le gouvernement a démantelé un réseau de ressortissants chinois accusés de blanchiment d’argent via l’achat de condominiums de luxe. La semaine dernière, la police a appelé à des sanctions plus sévères pour lutter contre le commerce illégal de comptes bancaires en vertu de la loi japonaise sur la prévention du transfert des produits de la criminalité.

Le grand business en Chine

Par ailleurs, le blanchiment d’argent est devenu une industrie lucrative en Chine. Ces dernières années, le gouvernement a rendu de plus en plus difficile pour les citoyens ordinaires de transférer de l’argent hors du pays, alimentant un boom d’activités illicites transfrontalières. Le Trésor américain estime que les réseaux chinois blanchissent jusqu’à 150 milliards de dollars chaque année.

Selon Chainalysis, les réseaux de blanchiment d’argent en langue chinoise ont traité près de 40 millions de dollars en crypto-monnaies par jour en 2025. La société estime que ces réseaux blanchissent désormais plus de 10 % des fonds volés dans le monde entier via des escroqueries dites de « porc à la ferme » (pig butchering).

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