Malgré la volatilité du marché à court terme, l’industrie considère généralement que les perspectives à long terme des métaux précieux restent favorables. La fin d’année a vu une forte volatilité sur les marchés financiers, avec des chutes importantes des prix de l’or, de l’argent et d’autres commodities, suscitant l’attention des investisseurs. Quels facteurs ont déclenché cette tendance ? Comment les analystes envisagent-ils la suite ?
Tempête de liquidités de fin d’année et augmentation des marges, entraînant une chute synchronisée des métaux précieux
La turbulence du marché résulte de plusieurs facteurs combinés. La période de fin d’année coïncide avec les vacances, lorsque la liquidité est nettement insuffisante, amplifiant les fluctuations de petits capitaux. Par ailleurs, le CME a annoncé une hausse des marges pour les contrats à terme sur l’or, l’argent, le palladium, le platine et le lithium, ce qui a constitué la dernière goutte d’eau.
Lorsque la bourse augmente les exigences de marge, les traders en position existante doivent injecter plus de liquidités pour maintenir leurs positions. Pour les spéculateurs en tension financière, la seule option est de réduire ou de clôturer leurs positions, ce qui accentue la pression de vente. Michael Haigh, directeur de la recherche sur les revenus fixes et les matières premières chez Société Générale, souligne que la fin d’année est souvent caractérisée par un manque extrême de liquidité, et qu’il ne faut pas trop interpréter ces fluctuations en profondeur.
Lors de cette correction de fin d’année, le prix de l’or a brièvement chuté de plus de 4 %, approchant les 4300 dollars l’once, tandis que l’argent a clôturé en baisse de 9 % à 70,53 dollars l’once. De plus, le platine a chuté de 14,45 %, le palladium de 15,79 %, tout le secteur des métaux précieux ayant été soumis à une vente massive. Heureusement, après cette correction à court terme, ces actifs ont rebondi, l’or remontant à 4354 dollars l’once, l’argent à 73,10 dollars.
L’argent en difficulté à court terme, mais la prime physique et la demande industrielle soutiennent le potentiel à long terme
Concernant la tendance future de l’argent, Alexander Campbell, ancien responsable des matières premières chez Bridgewater, estime que l’argent fait face à plusieurs obstacles à court terme. La vente de fin de trimestre liée à la fiscalité, la hausse des marges du CME, etc., exercent une pression baissière récente. Il conseille aux investisseurs d’observer d’abord, en attendant que ces obstacles se dissipent pour intervenir.
Cependant, à long terme, Campbell reste optimiste sur l’argent. Il a observé un phénomène de marché intéressant : le prix spot de l’argent à Dubaï est de 91 dollars l’once, à Shanghai de 85 dollars, mais le prix des contrats à terme COMEX n’est que d’environ 75 dollars. Cet écart entre le prix physique et le prix à terme indique une forte demande à long terme pour l’argent.
Le secteur industriel soutient également la dynamique. Avec l’expansion de l’énergie solaire et l’accélération de la construction de centres de données, la demande industrielle pour l’argent continue de croître, offrant un socle solide pour ses prix.
L’or sous pression à haut niveau, la politique de la Fed et les inquiétudes économiques comme soutiens à moyen terme
La tendance à court terme de l’or mérite aussi une attention particulière. Selon un analyste de UBS, l’or est actuellement à un niveau relativement élevé, avec une pression de prise de bénéfices. Si la Fed adopte une posture plus hawkish inattendue, et si les flux sortants massifs des ETF affectent le marché, l’or pourrait connaître une baisse.
Mais à moyen et long terme, UBS reste optimiste. Les fondamentaux qui soutiennent la hausse de l’or restent solides : taux d’intérêt réels faibles, incertitudes sur la croissance mondiale, instabilité politique et fiscale aux États-Unis. Ces facteurs devraient soutenir une croissance régulière de la demande d’or jusqu’en 2026.
UBS prévoit qu’au cours des trois premiers trimestres, le prix de l’or pourrait atteindre 5000 dollars l’once. Si la situation politique ou économique américaine connaît des turbulences inattendues, l’or pourrait même dépasser 5400 dollars.
La volatilité de fin d’année ne signifie pas un changement de tendance, mais une opportunité pour une stratégie à long terme dans les métaux précieux
En résumé, la chute rapide des métaux précieux en fin d’année n’est pas le début d’une nouvelle tendance, mais plutôt une correction technique dans un environnement de liquidité très faible. Que ce soit par la hausse technique des marges ou par la prise de bénéfices avant les vacances, ces facteurs ne sont que des perturbations à court terme.
Ce qui déterminera réellement la trajectoire future des métaux précieux, ce sont des facteurs plus profonds : la poursuite de la politique monétaire accommodante des banques centrales, l’incertitude sur la croissance économique, et la demande industrielle continue. Pour les investisseurs à moyen et long terme, la volatilité de fin d’année peut même représenter une opportunité d’entrée. Le bruit à court terme ne doit pas faire changer une stratégie à long terme.
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Pourquoi les analystes restent optimistes quant à la tendance à long terme malgré le recul rapide des métaux précieux à la fin de l'année
Malgré la volatilité du marché à court terme, l’industrie considère généralement que les perspectives à long terme des métaux précieux restent favorables. La fin d’année a vu une forte volatilité sur les marchés financiers, avec des chutes importantes des prix de l’or, de l’argent et d’autres commodities, suscitant l’attention des investisseurs. Quels facteurs ont déclenché cette tendance ? Comment les analystes envisagent-ils la suite ?
Tempête de liquidités de fin d’année et augmentation des marges, entraînant une chute synchronisée des métaux précieux
La turbulence du marché résulte de plusieurs facteurs combinés. La période de fin d’année coïncide avec les vacances, lorsque la liquidité est nettement insuffisante, amplifiant les fluctuations de petits capitaux. Par ailleurs, le CME a annoncé une hausse des marges pour les contrats à terme sur l’or, l’argent, le palladium, le platine et le lithium, ce qui a constitué la dernière goutte d’eau.
Lorsque la bourse augmente les exigences de marge, les traders en position existante doivent injecter plus de liquidités pour maintenir leurs positions. Pour les spéculateurs en tension financière, la seule option est de réduire ou de clôturer leurs positions, ce qui accentue la pression de vente. Michael Haigh, directeur de la recherche sur les revenus fixes et les matières premières chez Société Générale, souligne que la fin d’année est souvent caractérisée par un manque extrême de liquidité, et qu’il ne faut pas trop interpréter ces fluctuations en profondeur.
Lors de cette correction de fin d’année, le prix de l’or a brièvement chuté de plus de 4 %, approchant les 4300 dollars l’once, tandis que l’argent a clôturé en baisse de 9 % à 70,53 dollars l’once. De plus, le platine a chuté de 14,45 %, le palladium de 15,79 %, tout le secteur des métaux précieux ayant été soumis à une vente massive. Heureusement, après cette correction à court terme, ces actifs ont rebondi, l’or remontant à 4354 dollars l’once, l’argent à 73,10 dollars.
L’argent en difficulté à court terme, mais la prime physique et la demande industrielle soutiennent le potentiel à long terme
Concernant la tendance future de l’argent, Alexander Campbell, ancien responsable des matières premières chez Bridgewater, estime que l’argent fait face à plusieurs obstacles à court terme. La vente de fin de trimestre liée à la fiscalité, la hausse des marges du CME, etc., exercent une pression baissière récente. Il conseille aux investisseurs d’observer d’abord, en attendant que ces obstacles se dissipent pour intervenir.
Cependant, à long terme, Campbell reste optimiste sur l’argent. Il a observé un phénomène de marché intéressant : le prix spot de l’argent à Dubaï est de 91 dollars l’once, à Shanghai de 85 dollars, mais le prix des contrats à terme COMEX n’est que d’environ 75 dollars. Cet écart entre le prix physique et le prix à terme indique une forte demande à long terme pour l’argent.
Le secteur industriel soutient également la dynamique. Avec l’expansion de l’énergie solaire et l’accélération de la construction de centres de données, la demande industrielle pour l’argent continue de croître, offrant un socle solide pour ses prix.
L’or sous pression à haut niveau, la politique de la Fed et les inquiétudes économiques comme soutiens à moyen terme
La tendance à court terme de l’or mérite aussi une attention particulière. Selon un analyste de UBS, l’or est actuellement à un niveau relativement élevé, avec une pression de prise de bénéfices. Si la Fed adopte une posture plus hawkish inattendue, et si les flux sortants massifs des ETF affectent le marché, l’or pourrait connaître une baisse.
Mais à moyen et long terme, UBS reste optimiste. Les fondamentaux qui soutiennent la hausse de l’or restent solides : taux d’intérêt réels faibles, incertitudes sur la croissance mondiale, instabilité politique et fiscale aux États-Unis. Ces facteurs devraient soutenir une croissance régulière de la demande d’or jusqu’en 2026.
UBS prévoit qu’au cours des trois premiers trimestres, le prix de l’or pourrait atteindre 5000 dollars l’once. Si la situation politique ou économique américaine connaît des turbulences inattendues, l’or pourrait même dépasser 5400 dollars.
La volatilité de fin d’année ne signifie pas un changement de tendance, mais une opportunité pour une stratégie à long terme dans les métaux précieux
En résumé, la chute rapide des métaux précieux en fin d’année n’est pas le début d’une nouvelle tendance, mais plutôt une correction technique dans un environnement de liquidité très faible. Que ce soit par la hausse technique des marges ou par la prise de bénéfices avant les vacances, ces facteurs ne sont que des perturbations à court terme.
Ce qui déterminera réellement la trajectoire future des métaux précieux, ce sont des facteurs plus profonds : la poursuite de la politique monétaire accommodante des banques centrales, l’incertitude sur la croissance économique, et la demande industrielle continue. Pour les investisseurs à moyen et long terme, la volatilité de fin d’année peut même représenter une opportunité d’entrée. Le bruit à court terme ne doit pas faire changer une stratégie à long terme.