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Pourquoi les BDC et les CEF redéfinissent les stratégies de revenu pour 2026 : une opportunité de dividende de plus de 8 %
Lorsque la volatilité du marché frappe, les fonds indiciels d’actions perdent soudainement de leur attrait. Le faible rendement en dividendes du S&P 500 — tournant autour de 1 % ces derniers temps — devient une réalité douloureuse pour ceux qui comptent sur le revenu de leur portefeuille. Vendre des actions lors des creux du marché n’est pas une option que beaucoup d’investisseurs souhaitent envisager. Ce dilemme a suscité un intérêt croissant pour des véhicules de revenu alternatifs, notamment parmi ceux qui cherchent à compléter leurs détentions en actions sans épuiser leurs positions principales.
La montée des BDC comme alternative au prêt privé
Les sociétés de développement des affaires sont devenues discrètement une solution privilégiée pour les investisseurs avides de rendements plus élevés. Ces entreprises spécialisées orientent leur capital vers les marchés du crédit privé, prêtant principalement à des petites et moyennes entreprises américaines. La beauté de ce modèle réside dans sa diversification inhérente — le volume important d’emprunteurs dans différents secteurs répartit naturellement le risque.
La législation fiscale renforce également l’intérêt : les BDC doivent distribuer 90 % de leurs revenus sous forme de dividendes aux actionnaires pour éviter la taxation des sociétés, à l’image des REITs. Cette obligation crée un avantage structurel pour les portefeuilles axés sur le revenu. Cependant, la réalité est plus nuancée. Gérer des centaines de prêts à des emprunteurs plus petits et plus risqués exige une diligence rigoureuse. À mesure que davantage de capitaux affluent dans l’espace BDC, la concurrence pour des emprunteurs de qualité s’intensifie, ce qui pourrait pousser certains gestionnaires vers des pratiques de prêt plus risquées.
Prenons l’exemple de Blue Owl Capital Corporation (OBDC). Malgré un rendement de 11,7 % sur son actif de $6 milliard, OBDC a enregistré une perte décevante de 9 % en 2025 — même après avoir pris en compte les paiements de dividendes. Un rendement élevé seul ne peut pas protéger les investisseurs contre la détérioration sous-jacente du portefeuille.
Pourquoi certains BDC surperforment : la distinction MAIN
Toutes les sociétés de développement des affaires ne se valent pas. Main Street Capital Corporation (MAIN) illustre une exécution de qualité, offrant actuellement un rendement d’environ 5 % avec des distributions sur les 12 derniers mois proches de 7 %, grâce à des paiements spéciaux fréquents. Le rendement total de MAIN cette année a largement dépassé celui d’OBDC et de l’indice de référence des BDC. Cette surperformance reflète une allocation disciplinée du capital et des pratiques de dividendes durables — des marques d’une BDC qui « rend réellement son rendement ».
L’avantage CEF : combiner croissance et revenu
Là où les BDC seules peuvent laisser les investisseurs en quête d’appréciation, les fonds à capital fermé (CEF) comblent le vide. Ces fonds cotés en bourse, en particulier ceux axés sur les actions, fonctionnent selon des mécanismes différents des fonds mutuels traditionnels. Le rendement moyen des CEF actions tourne autour de 8 %, mais beaucoup génèrent des rendements totaux qui rivalisent ou dépassent le S&P 500.
Voici les données : les CEF actions suivis dans toute l’industrie ont délivré environ 14 % de rendement en 2025, juste en dessous des 17,5 % du S&P 500. Cette sous-performance modérée devient négligeable lorsqu’elle est associée à un flux de dividendes de 8 %. Les mathématiques fonctionnent : les investisseurs reçoivent un flux de trésorerie significatif tout en conservant une exposition aux gains du marché.
Leaders de la performance : le modèle Adams Diversified
Adams Diversified Equity Fund (ADX) illustre parfaitement ce potentiel. Le fonds a affiché un rendement total de 23 % cette année, surpassant le marché, tout en maintenant un dividende de 8 % — une combinaison que beaucoup pensaient mutuellement exclusive. Comment ? En détenant un portefeuille de valeurs de premier ordre (incluant des positions comme NVIDIA (NVDA), Amazon.com (AMZN), Microsoft (MSFT), et JPMorgan Chase & Co. (JPM)), ADX convertit l’appréciation du portefeuille et les dividendes en distributions en cash pour les actionnaires.
La justification structurelle des CEF en 2026
Les chiffres soutenant l’adoption des fonds à capital fermé deviennent de plus en plus convaincants :
Ce dernier point a une importance particulière : à mesure que la volatilité du marché augmente (une attente raisonnable pour 2026), davantage de capitaux devraient se diriger vers ces valorisations en décote. Les décotes en début d’année ont dépassé 8 % en moyenne et se sont déjà comprimées à environ 5,3 %, une tendance susceptible de s’accélérer à mesure que la sensibilisation se répand.
La stratégie de convergence pour les investisseurs en quête de revenu
L’approche optimale pour 2026 combine probablement ces deux véhicules. Les BDC offrent un revenu stable et à haut rendement provenant du crédit privé sans nécessiter une expertise directe en origination. Les CEF apportent un potentiel de croissance et une participation au marché tout en assurant un flux de trésorerie à un niveau compétitif de 8 %+ . Ensemble, ils créent un coussin contre les baisses de marché que les allocations purement en actions ne peuvent égaler.
Pour les investisseurs construisant des portefeuilles de dividendes, l’attrait est simple : un revenu significatif, une gestion professionnelle de stratégies complexes, et des valorisations offrant encore des points d’entrée avant que la reconnaissance du capital ne fasse monter les prix. La combinaison des BDC et des CEF constitue une architecture de revenu plus sophistiquée que ce que peuvent offrir les actions à dividende traditionnelles.