Le 10 mars, il a été rapporté que le système judiciaire sud-coréen explore des mécanismes de restructuration de faillite pour alléger la pression des dettes des investisseurs en cryptomonnaies. Selon les dernières directives judiciaires, trois tribunaux de restructuration de faillite établis ce mois-ci à Daejeon, Daegu et Gwangju excluront une partie des dettes issues des investissements en actions et en cryptomonnaies du calcul de liquidation, réduisant ainsi le montant que les débiteurs doivent rembourser aux créanciers dans le cadre de la procédure de faillite personnelle.
Le média sud-coréen EToday rapporte que cette modification signifie que, dans certains cas, les pertes liées aux investissements en actifs cryptographiques pourraient être classées comme « pertes ordinaires » plutôt que comme des dettes spéculatives traditionnelles. Ce changement de classification aura une incidence directe sur le taux de remboursement dans les plans de restructuration de faillite personnelle, offrant un certain répit à des investisseurs profondément endettés.
Ce dispositif intervient dans un contexte où le niveau de la dette des ménages en Corée continue de croître. Les données indiquent que la dette des ménages sud-coréens devrait atteindre environ 92 % du produit intérieur brut d’ici 2025. Afin de contenir l’expansion des risques, le gouvernement sud-coréen a déjà fixé un objectif visant à limiter la croissance de la dette des ménages à 3,8 %. Sous cette pression, les institutions judiciaires cherchent de nouvelles voies pour réduire la charge financière via le système de restructuration de faillite.
En réalité, des mesures similaires ont déjà été expérimentées dans certaines régions. Les tribunaux de restructuration de faillite à Suwon et Busan ont auparavant inclus certaines pertes d’investissements cryptographiques dans la catégorie des pertes d’actifs ordinaires, ce qui a considérablement réduit la pression de remboursement pour les débiteurs en faillite. Par ailleurs, le nombre de dossiers traités par le tribunal de faillite de Séoul a augmenté de près de 13 % depuis 2023, avec environ 28 000 cas traités l’année dernière, témoignant d’une accumulation rapide des problèmes d’endettement personnel.
Cependant, cette approche suscite également des controverses. Certains critiques estiment qu’une exonération totale des pertes d’investissement pourrait engendrer un risque moral, voire encourager certains investisseurs à transférer leurs risques via la procédure de faillite. La cour a indiqué qu’elle renforcerait ses contrôles, notamment en ciblant les débiteurs qui dissimulent intentionnellement leurs transactions en cryptomonnaies.
Le tribunal de restructuration de Daegu a clairement averti que toute tentative de dissimulation volontaire d’achats de cryptomonnaies ou de tentative de maquiller une dette en échec d’investissement serait passible de sanctions légales.
Dans un contexte où la participation aux actifs cryptographiques ne cesse de croître, la manière dont le système judiciaire sud-coréen équilibrera la réduction des dettes et la gestion des risques devient un enjeu nouveau dans la régulation des cryptomonnaies et le droit de la faillite en Asie.
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